Le chroniqueur Camille SEGBEDJI

La cabale gratuite lancée contre cette icône n’aura finalement que pour but de le promouvoir et le hisser au rang du potentiel dauphin de Patrice TALON. Comme nous l’enseigne une sagesse populaire suffisamment répandue dans la conscience populaire, « c’est sur l’arbre qui porte de fruits qu’on jette de pierres »

Depuis que Joseph DJOGBENOU a démissionné de la tête de la cour constitutionnelle pour prendre la tête du plus grand parti au Bénin, la peur a gagné le rang de l’opposition béninoise qui a réussi à rallier à sa cause les soutiens du candidat de leur imaginaire ( qui leur a pourtant dit qu’il n’est demandeur de rien.) Ceux qui, très tôt, se sont affichés comme les militants en panne de discipline de groupe. La honte est que parmi ceux-ci figurent des « cadres et responsables » des partis de la mouvance présidentielle qui ont pourtant soutenu contre vents et marées les différentes réformes qui n’ont que pour finalité de donner aux partis politiques l’entière responsabilité d’animer la vie politique du pays et d’être la pépinière des dirigeants du pays. Puisque ces réformes ne garantissent plus l’émergence individuelle et le marchandage des soutiens, il faut l’étouffer. Donner le pouvoir de décision aux partis politiques impose une discipline et une exemplarité chez le militant, le développement des valeurs morales et l’investissement permanent du militant pour son parti. C’est à ce prix qu’un militant devra s’attendre à être promu dans son parti politique. C’est trop demander pour celui qui n’est habitué qu’aux raccourcis. C’est trop demander pour celui qui n’a pas la culture de l’humilité. C’est surtout trop demander pour celui qui n’a jamais semé avant de récolter. La solution est bien trouvée: il faut détruire le bon pour promouvoir celui qui peut payer ses services de racoleur d’où la cabale contre JFD.

Ces cabalistes qui tiennent un raisonnement des plus farfelus et d’une étrangeté choquante se sont ligués contre l’universitaire pour saboter les législatives dans la 16eme circonscription électorale pour justifier l’impopularité de l’homme de rassemblement. (Ils se rendront tôt ou tard compte qu’en voulant nuire à autrui, quand on s’y prend mal, on finit par nuire à soi-même.)

Alors qu’en sa qualité de Président de parti, Joseph DJOGBENOU parcourait toutes les circonscriptions électorales pour garantir la majorité des sièges à son parti, certains faux compagnons ont préféré travailler pour l’opposition dans la 16eme pour que cette icône échoue afin d’être disqualifiée pour les courses à venir.Puisque cela n’a pas marché, il faut maintenant montrer qu’un aspirant à la fonction présidentielle devrait à tout le moins rafler la totalité des sièges disponibles dans une circonscription électorale à laquelle il s’est présenté.

C’est à croire que leur candidat imaginaire a été candidat à une élection qu’il a gagnée. C’est à croire que les candidats à la fonction présidentielle au Bénin avaient tous franchi cette étape comme un test grandeur nature en prélude à leur positionnement à la présidentielle. C’est à croire qu’un candidat de l’opposition pouvait se donner la caution morale de se faire élire et faire élire les autres candidats de sa liste dans une circonscription électorale qui n’était pas acquise à sa cause.

Ceux-là ont oublié que la 16eme circonscription électorale a presque toujours échappé au contrôle de l’exécutif au Bénin surtout aux législatives. Les résultats des élections législatives au Bénin ont presque toujours inscrit cette circonscription dans le rang de l’opposition au régime en place. Les électeurs conçoivent mal, mais à tort, que l’assemblée nationale soit encore aux mains de l’exécutif dans un régime démocratique. La contre campagne avec pour seul thème « le certificat de conformité » a été facile cette fois-ci puisque le conflit de leadership dans la famille présidentielle alimenté par des prétendants au dauphinat a fait élire des candidats de l’opposition qui, pour reprendre les termes de l’autre, « n’ont pas d’intestin » pour désigner des candidats fragiles , inconnus et sans poids.

Et pourtant, Joseph DJOGBENOU est un bon profil. Depuis qu’il a pris la présidence du parti dirigé par Bruno AMOUSSOU, il marque des buts à tous les niveaux. D’abord, il est dans une démarche d’élargissement du parti. En témoigne toutes les démarches entreprises en direction des autres forces politiques, lesquelles lui ont permis d’obtenir la dissolution du PRD au profit de l’UP devenant ainsi UPR. Ce fut un exploit surtout quand on connaît tout le combat mené par les Tchoco Tchoco pour garder l’autonomie de cet ancien parti politique ayant marqué l’histoire du Bénin à plusieurs élections. Au nom de son humilité, Joseph DJOGBENOU s’autorise des contacts réguliers avec le Président du BR, son aîné Abdoulaye Bio TCHANE. Il ne se prévaut pas de son statut d’ancien Président de la cour constitutionnelle et du Président du plus grand parti au Bénin. C’est la qualité d’un homme d’Etat. Il accepte les critiques même les plus infondées et travaille à s’améliorer, ne se préoccupe pas de ceux qui l’insultent car pour lui, « on ne peut atteindre ce niveau de responsabilité et refuser d’être la cible des injures ou des attaques ». Dans son parti, certains se demandent comment Joseph DJOGBENOU a réussi à taire les clivages nés au lendemain de la dislocation des micros partis au profit des grands regroupements prônés par les réformes qui visent à assainir le cadre partisan. Très disponible, Joseph DJOGBENOU répond presqu’à toutes les invitations du parti même au niveau le plus bas.

Comme Patrice TALON en 2016, l’opposition, les mécontents et les jaloux sont en train de tracer le chemin du destin de Joseph Fifamè DJOGBENOU pour 2026. Que ce vœu soit exaucé pour le bien des Béninois!

Camille SEGBEDJI.

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