BÉNIN/ÉDUCATION : un terrain d’entente trouvé entre les différents groupes leaders des enseignants pré-insérés

Depuis un bon moment s’installait comme une guéguerre entre les représentants des enseignants pré-insérés. Cela a failli engendrer la naissance de deux collectifs d’enseignants pré-insérés. Mais grâce à la méditation du Syndicaliste Alexandre ADJINAN un terrain d’entente a été trouvé ce jeudi 16 juillet 2020.

Photo de famille des représentants

La séance ayant accouché de cette union s’est déroulée à la bourse du travail à Cotonou. Sous la conduite d’Alexandre ADJINAN, SG/SYNACEES GTP Atlantique et Président de la commission nationale des jeunes de la COSI-BÉNIN, les points objets de mésentente entre les différentes parties ont été mis sur tapis. Après l’intervention des portes parole des deux groupes leaders, la conciliation été faite envue de bien mener les tâches de défense des intérêts de cette corporation d’enseignants.

Les deux parties se sont mis d’accord sur un projet de mise en place d’un bureau national d’union dans les tous prochains jours.

Quant aux conditions de vie et de travail des enseignants pré-insérés dont ils défendent les intérêts, ils les rassurent de la mise en œuvre des actions efficaces afin d’obtenir gain de cause auprès des autorités.

Socrate Sosthène TOBADA

BÉNIN/MALVERSATION FINANCIÈRE AU COS/LÉPI : le régisseur en cavale

Logo du cos-lepi

Depuis quelques jours, on observe un remue-ménage au Cos-Lépi. Les auditeurs de l’Igf,  la Brigade économique et financière (Bef) et des huissiers de justice sont en mission de perquisition, suite à un audit diligenté par le Ministère des finances. Les soupçons portent sur une malversation financière. A la descente de la mission, mercredi 08 juillet 2020, le régisseur du Cos-Lépi, Rafiou Sorokou leur aurait dit de revenir à 15h, le temps qu’il rassemble, certainement, tous les documents comptables à en croire Matin libre. Mais depuis ce jour, plus de trace du régisseur. Toutes les tentatives pour le joindre au téléphone ont été vaines. Cela fait maintenant 9 jours et personne ne peut dire où se trouve le régisseur. Depuis ce mardi, son bureau est en train d’être perquisitionné. Nul ne peut encore dire avec exactitude sur combien porte la malversation. Même le président du Cos-Lépi n’a pas une idée. Joint au téléphone, Jérémie Adomahoun affirme ne pas savoir avec exactitude le montant qui serait soustrait des caisses de l’institution, ni le degré de responsabilité du régisseur. Toutefois, il confirme que le régisseur ne donne plus trace de vie depuis mercredi. ‘’Je ne sais même pas ce qui serait reproché au Sieur. C’est lui qui n’est pas là. Je ne sais pas pourquoi, il ne veut pas répondre à l’invitation de l’Igf. Je ne veux pas me hasarder en toute responsabilité à avancer des chiffres devant la presse. Je préfère que la justice finisse son travail pour nous dire ce qu’il en est”, s’est exprimé le président Jérémie Adomahoun. Rafiou Sorokou est régisseur du Cos-Lépi depuis le mandat de Sacca Lafia.

BENIN/PROPAGATION DE LA COVID 19: les témoignages de la chanteuse Sèssimè après sa guérison

Sèssimè

A travers un direct sur sa Page Facebook, la Fana Fana Lady, la vedette de la musique béninoise, Sèssimè Guédou, a partagé avec ses fans le cauchemar qu’elle a traversé, durant ces 3 dernières semaines, où elle a affronté la mort. Testée positive à la Covid-19, elle en est actuellement guérie. Elle a profité,  par le truchement d’un direct sur Facebook, mercredi 15 juillet 2020,  pour rendre grâce à Dieu et renouer avec ses fans. Selon son témoignage, elle présentait déjà des signes, au cours du direct qu’elle avait réalisé pour évoquer les ratés de la fête de la musique. Car, en ce moment déjà, elle se sentait faible, toussait beaucoup et présentait des signes cliniques de la maladie. Durant trois semaines, elle a affronté la mort. « J’ai eu le Covid-19 et  j’ai énormément souffert. Mais j’ai préféré garder la nouvelle pour moi et pour mes proches afin d’empêcher ceux qui en veulent à ma vie, de me pousser précipitamment dans la tombe. C’était très dur parce que j’ai passé le pire moment de ma vie. Étant malade, le traitement que je suivais, me rendait encore plus malade. Mais Grâce à Dieu, j’ai pu m’en sortir. Et je ne peux que lui  rendre gloire. Je remercie tous ceux qui étaient au courant et qui n’ont ménagé aucun effort pour me soutenir : La première dame Claudine Talon, madame l’ancienne ministre de la santé Madame Gazard et son mari, mon fan club…, je vous dis infiniment Merci ». Elle se réjouit d’avoir obtenu la guérison pour continuer sur le chemin de l’accomplissement de son destin.

CÔTE D’IVOIRE/RHDP: OUATTARA choisit Hamed BAKAYOKO pour remplacer feu Gon KOULYBALI aux présidentielles 2020

Hamed Bakayoko pourrait-il endosser le rôle de candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) à la présidentielle du 31 octobre 2020 ? Alassane Ouattara est face à une véritable équation depuis la disparition d’Amadou Gon Coulibaly, son Premier ministre et dauphin.

Ahmed BAKAYOKO

Selon une information livrée par La Lettre du Continent, le président ivoirien avait choisi de faire du ministre de la Défense le candidat de son parti politique avant de se raviser.

Hamed Bakayoko disqualifié de la course présidentielle

Le décès brusque d’Amadou Gon Coulibaly, survenu le mercredi 15 juillet 2020 à Abidjan, a faussé les calculs politiques d’Alassane Ouattara. En effet, décidé à ne pas briguer un 3e mandat, le président ivoirien a porté son choix sur l’ex-Premier ministre pour représenter le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix à la future élection présidentielle, prévue pour le 31 octobre 2020. Il avait fini par faire accepter son choix à tous les cadres du RHDP.

Malheureusement, le destin s’est farouchement opposé au projet du chef de l’Etat. Mercredi 8 juillet, le candidat des houphouëtistes a été fauché par la mort. Du coup, Alassane Ouattara et les siens sont confrontés à une triste réalité. Privé de son « Lion », le parti au pouvoir doit se trouver un autre champion à quatre mois de la présidentielle. Un véritable casse-tête chinois pour le patron des houphouëtistes.

Devant ce dilemme, Alassane Ouattara a tourné les regards vers Hamed Bakayoko. En effet, comme le précise La Lettre du Continent, dans sa parution du mercredi 15 juillet 2020, l’ancien directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), avait choisi son ministre de la Défense afin de porter la candidature du RHDP. A en croire le média français, il aurait « brièvement envisagé de transmettre le flambeau » au maire de la commune d’Abobo.

FRANCE/ BRIGITTE MACRON : ce qui la fait souffrir depuis qu’elle est Première dame

Brigitte Macron est une femme très occupée. Elle jongle entre ses diverses obligations de Première dame à l’Elysée. Un rôle qui n’est pas de tout repos et pour lequel elle rencontre parfois des difficultés.

La première dame Brigitte MACRON

En 2017, Brigitte Macron devenait Première dame. Depuis cette date, l’épouse du président de la République s’exprime très peu dans les médias. Plutôt discrète, elle agit pourtant dans l’ombre et s’investit dans de nombreuses associations. Elle préside notamment la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, après avoir remplacé Bernadette Chirac. Dans un entretien exclusif accordé à nos confrères de Franceinfoelle a fait quelques confidences rares sur son statut et sa délicate mission depuis qu’Emmanuel Macron a été plébiscité par les Français à la tête de la République. « Quand on est l’épouse du chef de l’État, on a des devoirs », a-t-elle expliqué. Et de poursuivre. « C’est cinq ans d’une vie (…) Je le fais avec cœur ». L’épouse du chef de l’Etat a ensuite fait une sorte de mea culpa inattendu : « S’il y a des ratages, je m’en excuse auprès des Français ».

En tant que Première dame, Brigitte Macron a de nombreuses obligations, notamment en ce qui concerne l’Elysée. « Cette maison, il faut qu’elle dise quelque chose de bien des Français. Il faut la gérer au mieux »Et de donner un exemple qui montre bien le rôle qu’elle tient auprès du président : « Un dîner d’Etat, ça s’organise. Quand nous sommes invités (…), on a un rôle à tenir. J’essaye donc de me tenir au mieux, de me renseigner auprès des diplomates, de voir auprès du protocole comment faire quand on arrive dans un pays qu’on connaît mal : que dire, que ne pas dire, comment être, tout simplement », a-t-elle confié.

Brigitte Macron, ses coups de blues à l’Elysée

https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-1883810847636355&output=html&h=243&slotname=5583079804&adk=2915871962&adf=1184489139&w=291&fwrn=7&lmt=1594089690&rafmt=11&psa=1&guci=2.2.0.0.2.2.0.0&format=291×243&url=https%3A%2F%2Fres-h5.dailyadvent.com%2Flite%2Fdetail&flash=0&wgl=1&dt=1594851401404&bpp=21&bdt=M&idt=22&shv=r20200709&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&cookie=ID%3D993967fe86253507%3AT%3D1594850424%3AS%3DALNI_MZzFqS_mpCFTubTdoDZjdotdVRScA&prev_fmts=291×243%2C291x243%2C306x164%2C306x164%2C291x243%2C291x243%2C306x164%2C306x164%2C291x243%2C306x164%2C306x164%2C291x243%2C306x164%2C306x164&correlator=7699113149928&frm=20&pv=1&ga_vid=1157870026.1594850424&ga_sid=1594850424&ga_hid=1861695636&ga_fc=0&iag=0&icsg=142015&dssz=10&mdo=0&mso=0&rplot=4&u_tz=60&u_his=2&u_java=0&u_h=640&u_w=320&u_ah=640&u_aw=320&u_cd=24&u_nplug=0&u_nmime=0&adx=14&ady=1719&biw=320&bih=568&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066714%2C21066752%2C182982000%2C182982200&oid=3&psts=AGkb-H_A012Kh05dVY1xid3vM-YAzyyWMalajYUw_z2kNnV0Vz3SaIWdWaahpJg4JIY%2CAGkb-H9bHMvfZzHJCYMLWjlLYFjj0WLr8y8s75uaVZyryc9I3y4x3KKz6ZZK9u_fX8w%2CAGkb-H8clH7fckvOZzl_PJiI0lV_QfbPGT6C2Kaa3qAM91dthRkWiSgqamWV0S66dhxz%2CAGkb-H_6Bysqo5I6dXNhwkNemVxJCEj8oP1i9xfiqHslFmWW0dxOhVg_eFK9ZJNKZjF9%2CAGkb-H__Z9eHc45YmV_cjwY7JEY4bEF9WEYPBlgNgBhFMLXJ4OZAFAUCnc3I_7k30IYG&pvsid=1004961363818513&pem=487&rx=0&eae=0&fc=644&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C320%2C0%2C320%2C568%2C320%2C568&vis=1&rsz=%7C%7CpoEebr%7C&abl=CS&pfx=0&fu=8336&bc=31&ifi=15&uci=a!f&btvi=14&fsb=1&xpc=rnET5L3bM5&p=https%3A//res-h5.dailyadvent.com&dtd=578

Ce statut n’est pas toujours facile à porter. Et ce n’est pas Brigitte Macron qui dira le contraire : « D’abord, je ne me sens pas ‘première dame’. Je suis l’épouse du chef de l’Etat ». Puis de reconnaître que « cette fonction (lui) est tombée dessus ». Et de poursuivre sur ce qui lui pèse le plus dans sa fonction. « Si j’avais voulu, j’aurais peut-être pu continuer mon métier d’enseignante. Mais c’est très compliqué parce que vous êtes sans cesse sous le regard des autres. Vous avez une sécurité qui vous accompagne partout. Vous avez une énorme responsabilité ».

BÉNIN/ PRÉPARATIFS DES PRÉSIDENTIELLES 2021: L’Assemblée Nationale procède à la désignation de ses représentants au Cos/Lepi la semaine prochaine

Les neuf représentants de l’Assemblée nationale devant faire partir de la prochaine mandature du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lepi) seront désignés avant la fin de ce mois de juillet.

Président de l’Assemblée Nationale Louis VLAVONOU

Le point est inscrit à l’ordre du jour de la troisième session extraordinaire demandée ce mardi par 55 députés, selon les informations du quotidien La Nation parvenues à notre rédaction. Comme leurs prédécesseurs, les membres de la prochaine mandature du Cos/Lepi qui seront désignés auront pour mission d’actualiser le fichier électoral. Lequel fichier servira pour la présidentielle de 2021.
Outre le dossier Cos/Lepi, il est programmé plusieurs autres points au menu de la troisième session extraordinaire de l’année 2020 dont la désignation du remplaçant de l’ex-député démissionnaire Jonas Gbènamèto au sein de la Haute cour de Justice et l’examen du projet de loi de règlement définitif du budget de l’Etat gestion 2017. Cette troisième session extraordinaire a été aussi demandée par le chef de l’Etat pour l’examen de huit dossiers d’intérêt immédiat pour le gouvernement. Les deux demandes de session ont été à juste titre fusionnées pour constituer un ordre du jour unique. Selon le président de l’Assemblée nationale, cette session extraordinaire va s’ouvrir lundi 20 juillet prochain pour durer quinze jours au plus.

Socrate Sosthène TOBADA

ÉDUCATION/ VIE ASSOCIATIVE : Les enseignants pré-insérés du Bénin bientôt en congrès constitutif de leur Creuset

Logo du cercle

Après environ un an d’expérimentation de leur nouveau statut (aspirants ou pré-insérés), cette catégorie d’enseignants entend s’unir et parler d’une seule voix. Ils projettent un congrès les 10 et 11 et les 16 et 17 juillet 2020 respectivement pour le collectif des enseignants de la maternelle et du primaire, et Celui du secondaire. Ce congrès fera naître un creuset susceptible de défendre l’intérêt de cette corporation. Voici la substance du communiqué annonçant l’événement :

Depuis bientôt un an, le gouvernement du Bénin a remplacé le système de vacation par un autre qualifié de « programme de pré-insertion des enseignants « . Dans l’objectif de contribuer efficacement à l’amélioration des conditions de travail de cette corporation, un creuset national est né. Il s’agit du cercle national des enseignants pré-Insérés du Bénin. Ce creuset se subdivise en deux sections: le collectif de la maternelle et du primaire(CEPI-MEMP) et celui du secondaire(CNEPIB-MESTFP).
Le creuset passe par ce canal pour annoncer officiellement la tenue du congrès des deux collectifs affiliés respectivement pour les 10 et 11 juillet 2020(Maternelle et Primaire) et les 16 et 17 juillet 2020(Secondaire).
Le CEPI-MEMP tiendra son congrès à Bohicon dans l’enceinte de l’EPP Hêzonho.

Pour finir, le creuset remercie toutes les autorités et tous les enseignants qui ont facilité, œuvré à la concrétisation de l’initiative.

Le Comité mixte préparatoire des Congrès.

BÉNIN/ÉDUCATION, NON MISE À DISPOSITION DES SUBVENTIONS DESTINÉES AUX ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES : une éventuelle confirmation de l’acertion  » l’école béninoise ne constitue pas la priorité du gouvernement » selon le syndicaliste Alexandre ADJINAN

2016 est la seule année où la mise à disposition des subventions aux établissements scolaires ont été effective à 100%. Après cette période, les fruits n’ont plus tenu la promesse des fleurs. Ce qui fait réagir Alexandre ADJINAN du SYNACEES/GTP.

<Le gouvernement de la « rupture » a promis faire de l’école béninoise, une priorité, conformément à l’article 1er de la loi
N°2003-17 du 11 novembre 2003 portant Orientation de l’Education Nationale en République du Bénin rectifiée par la loi N°2005-33 du 06 octobre 2005.
Mais nous constatons malheureusement que cette promesse est loin de devenir une réalité.
Dès son avènement en avril 2016, le régime de la rupture a payé la totalité de la subvention liée aux frais de scolarité des filles du premier cycle des lycées et collèges et même les arriérés restés impayés sous le régime précédent.
Mais ce fut la première et la dernière fois. En tout cas, c’est le constat qui est fait et la situation que traversent les écoles, lycées et collèges publics cette année le prouve à suffisance.*Selon les informations connues de toutes et de tous, les écoles primaires, les lycées et collèges publics n'ont reçu depuis septembre 2019 que le quart (1/4) du montant total de la subvention que le gouvernement doit leur verser au titre de l'année scolaire 2019-2020*. Pour être plus clair, on peut affirmer qu'il ne s'agit pas d'une subvention en réalité mais d'un appui que le gouvernement a décidé d'apporter aux écoles, lycées et collèges publics en prenant en charge les frais de scolarité des élèves filles du premier cycle qu'il ne verse jamais intégralement et en donnant un forfait de 900.000f aux écoles en fonction du nombre de classes ouvertes. Avant le retour du confinement lié à la pandémie du Coronavirus et face aux dépenses que nécessitent les mesures de prévention, nous avions, lors de nos différentes sorties médiatiques et à travers nos différentes publications, insisté sur la nécessité pour le gouvernement de positionner le reste des subventions au profit des écoles, lycées et collèges publics avant la reprise du 11 mai 2020.

Malheureusement, le gouvernement n’a pas libéré les subventions jusqu’à ce jour jeudi 04 juin 2020.
Et pourtant, nos gouvernants n’ont jamais cessé de dire que l’économie béninoise se porte très bien.
Qu’est-ce qui bloque alors la mise à disposition des subventions attendues par les écoles, lycées et collèges publics du Bénin ?
Est-ce parce que l’école béninoise a effectivement cessé d’être une priorité pour nos gouvernants ?
Le gouvernement a prescrit des mesures de prévention contre le Coronavirus sans mettre à la disposition des écoles, les moyens pouvant leur permettre d’acquérir les dispositifs de lavage des mains. Les responsables des écoles, lycées et collèges se sont débrouillés pour acquérir dans la souffrance et la douleur, quelques dispositifs. Les conséquences de cette absence des subventions sont nombreuses.

Il est utile de rappeler que c’est le régime de la rupture qui a interdit les travaux dirigés payants dans les lycées et collèges publics du Bénin et a obligé les établissements à imputer les dépenses liées à ces travaux dirigés à leurs maigres budgets. Maintenant qu’il ne donne pas les subventions, je me demande où les Chefs d’établissements pourront trouver les moyens pour poursuive les travaux dirigés et renforcer les capacités des candidats qui ont désappris pendant le confinement, afin d’obtenir de bons résultats. Le gouvernement ne met pas les établissements dans les conditions pouvant leur permettre de donner de bons résultats mais éprouve du plaisir à décharger les Chefs d’établissements qui n’ont pas atteint le pourcentage qu’il a fixé pour les résultats des examens nationaux. Il pose également des actes pour décourager des Chefs d’établissements qui ont eu de bons résultats.
Nous ne savons vraiment pas pourquoi il faut faire souffrir les acteurs des écoles, lycées et collèges publics.
Face à cette situation, on ne peut pas garder le silence.

  • On ne peut pas garder le silence lorsqu’on sait que les agents sous contrat local dans les lycées et collèges publics sont déjà ou seront bientôt sans salaire;

-On ne peut pas se taire lorsqu’on constate que les autres acteurs de ces établissements sont également privés de certains droits;

-On ne peut s’empêcher de réagir lorsque ces établissements publics sont incapables de faire face à certaines dépenses de souveraineté et sont obligés de s’endetter.
Les épreuves écrites de l’examen blanc national viennent de prendre fin. En principe, les établissements doivent s’apprêter pour le démarrage de la correction en attendant les corrigés types. Mais aucun lycée et collège public n’est en mesure de payer les enseignants correcteurs puisqu’ils sont déjà asphyxiés financièrement.

Face à cette triste réalité, on ne peut qu’encourager et soutenir les enseignants qui se sont déjà mobilisés sur toute l’étendue du territoire national pour dire que la correction de l’examen blanc national ne peut démarrer dans aucun établissement public du pays sans la mise en place des subventions. C’est aussi une manière d’aider les établissements à éviter de contracter indéfiniment des dettes sans être sûr du moment où ils auront finalement les subventions. Qu’aucun Chef d’établissement ne cherche donc à forcer les choses pour plaire à quelque autorité que ce soit. La vérité n’a pas un autre nom. Aucun forcing ne pourra prospérer. Pas de correction d’examen blanc sans la mise en place des subventions.
Nous sommes vraiment déçu de cette attitude du gouvernement de la rupture qui consiste à priver les écoles, lycées et collèges publics d’un pourcentage important de leur budget pendant plusieurs mois.
Ce qui est également déplorable est que le gouvernement de la rupture accuse non seulement un retard inacceptable dans la mise à disposition des subventions mais s’arrange aussi pour ne pas verser la totalité du montant attendu.
En agissant ainsi, il s’inscrit dans la même dynamique que le régime précédent.
En la matière, la rupture d’avec l’ancienne habitude n’est donc pas encore une réalité.

C’est vraiment regrettable.>

Alexandre ADJINAN,
SG SYNACEES/GTP ATLANTIQUE,
Président de la Commission Nationale des Jeunes de la Confédération des Organisations Syndicales Indépendantes du Bénin (COSI-BENIN).

BÉNIN/GOUVERNANCE SOUS L’ÈRE DE LA RUPTURE : avis du Syndicaliste Alexandre ADJINAN

Suite à la relecture du code électoral par les honorables députés à l’hémicycle ce 02 juin 2020, les commentaires des internautes vont bon train sur la toile. Le Président de session des jeunes du COSI-Bénin n’a pas dérogé à cette tradition. Alexandre ADJINAN, puisque c’est de lui qu’il s’agit, donne son opinion sur le dernier développement de l’actualité politique au Bénin via sa page Facebook.

Alexandre ADJINAN

« Lorsque j’observe la façon dont notre pays le Bénin est gouverné et les agissements des soutiens hypocrites du pouvoir, je me rends compte de ce que le Chef de l’Etat est assis sur des œufs pourris. Si dans une gouvernance, vous refusez la contradiction, pourchassez et traquez systématiquement ceux qui n’ont pas le même point de vue que vous en les considérant comme des opposants ou des dangers, vous courez de grands risques. Vous devez savoir que ceux qui se disent de votre camp, se résignent et vous suivent malgré eux sont vos potentiels ennemis. L’ effectif des mécontents ne cesse de grossir, de croître et, dès que les faux partisans trouvent une occasion, ils se rallient automatiquement à ceux qui dénoncent les choses à visage découvert et, ensemble ils règlent le compte du dictateur. Le Chef de l’Etat doit s’inquiéter de cette situation où il planifie tout, fait tout selon sa volonté en pensant que tout est rose et que tout lui marche. Il n’est quand même pas Dieu. Lorsqu’on ne fait que créer des frustrations qui s’accumulent, la suite et la fin ne sont jamais bonnes. Qu’on évite de planifier les choses comme si on était Dieu. Demain ne nous appartient pas. Seul Dieu le créateur de toutes choses sait de quoi il sera fait. L’autre nom de Dieu, c’est le temps. Qu’il nous garde. » Alexandre ADJINAN

BÉNIN/ÉDUCATION : Pré-insérés sortis de la base de données, à quoi doivent-ils s’en tenir finalement ?

Suite au cri de cœur d’un porte-voix des aspirants au métier d’enseignant à propos du retard observé dans le paiement de leur salaire, le tir a été corrigé par les autorités. Tout en exprimant toute sa gratitude aux autorités en charge, Ferdinand Sourou MISSENHOUN met sur tapis un autre problème que traîne cette catégorie d’enseignants depuis peu mais sans solution. Voici la teneur de sa déclaration faite à votre journal :

« Avant toute chose, le bon sens nous oblige à saluer la promptitude avec laquelle les autorités impliquées dans la gestion des enseignants pré insérés sont intervenues dans la situation relative au paiement tardif de leur prime mensuelle. Ne pas le faire relèverait de l’ingratitude. Nous avons la preuve que le Chef de l’Etat et les autorités en charge de l’éducation nous écoutent ; il ne s’agit pas d’une célébration mais d’un mérite quoique cela relève de leur devoir.
C’est donc avec le même espoir que nous nous proposons encore d’aborder une autre situation qui décourage et laisse perplexes tous les enseignants pré insérés nouvellement sortis de la base de compétences de données. En effet, une partie de ces enseignants avait pris part à l’évaluation diagnostique de janvier 2019 organisée par le gouvernement à l’intention des enseignants ACE de 2008. Les autres, quant à eux, sont des lauréats du test organisé en août 2019. Il faut rappeler qu’avant le test d’août, les autorités ministérielles avaient rassuré les collègues qu’ils n’avaient plus à composer ; le communiqué passé pendant longtemps sur l’ORTB à cet effet en est une preuve irrécusable(Même chose à la veille du test du mois de mai 2019). Effectivement, à la veille de ce test(août 2019), elles avaient fait afficher leurs noms et les classaient ainsi directement dans la base de données des aspirants au métier d’enseignant en cours de constitution. Les collègues, se sentant rassurés, ne s’étaient plus présentés au test ; ce qui est bien logique. A la suite du test d’août, une base de données est rendue publique, avec la mention « admis dans la base de données ». Dans cette base, se trouvaient les lauréats de l’évaluation diagnostique de janvier, ceux du test organisé en mai et les admis au dernier test (août). C’est donc sur cette base que des mutations ont été effectuées. Des enseignants ont quitté la capitale pour le centre du pays. D’autres, le sud pour le nord. D’autres encore, l’est pour l’ouest du pays. Des liens conjugaux se sont étiolés, des foyers ont perdu leur stabilité, certains collègues ont perdu la vie. Ceux qui sont encore là ont accepté le sacerdoce contre vents et marées et se sont adaptés à la situation.
Mais à la grande surprise de tout le monde, une autre base de données est rendue publique avec omission des noms des collègues ayant pris part à l’évaluation de janvier et certains du mois d’août pourtant déclarés admis. Qu’est-ce qui a pu bien se passer ? Si ces collègues n’étaient pas admis, pourquoi les avoir déclarés admis entre temps ? Pourquoi les autorités ne pouvaient-elles pas clairement les classer sur une liste d’attente ? Un questionnement qui suscite assez de polémiques et auquel aucune réponse convaincante n’est donnée jusque-là.
Selon le récent communiqué des autorités ministérielles, ces collègues qui n’ont plus retrouvé leurs noms, doivent prendre part au prochain test du 13 juin. Des protestations sont alors nées dans le rang de certains porte-paroles, demandant aux collègues de ne pas aller composer. D’autres estiment que la situation est déjà réglée, se référant au relevé des décisions issues du conseil des ministres du mercredi 06 mai dernier. A présent, les concernés sont embrouillés et ne savent plus quoi faire. Mais jusque-là, aucune autorité n’est venue faire la lumière sur la situation, même celle qui avait déclaré sur une chaîne de télévision que les collègues admis en janvier et ayant le profit requis seront repêchés et réintégrés dans la base. A quoi doivent-ils s’en tenir finalement ? Pire, certains enseignants sont déjà sur le terrain avec un diplôme de Licence et ne sont même plus autorisés à composer dans certaines matières. A quoi a servi finalement leur sacerdoce de plusieurs mois ? Ne ressemblent-ils pas dans le cas d’espèce à une orange dont on jette la peau après avoir sucé le jus ? C’est bien regrettable.
Au vu de tout cela, nous faisons aux autorités les suggestions suivantes :
👉🏼Faire incessamment une sortie officielle pour faire la lumière sur la situation ;
👉🏼Afficher ou réintégrer les noms des lauréats de l’évaluation de janvier et ceux admis au test d’août rayés, conformément à la promesse tenue, dans la base de données au plus tôt pour qu’ils aient l’esprit tranquille et le moral haut, surtout en cette période de préparation des examens nationaux ;
👉🏼Permettre à tous les aspirants détenteurs du diplôme de Licence de prendre part au prochain test s’ils le désirent (Puisque vous avez parlé de « compétences »).
Nous savons que vous nous écoutez et espérons que satisfaction nous sera donnée. Il n’y a pas de développement réussi sans l’éducation. Et si l’éducation est la clé du progrès, ses acteurs en sont les serrures. Ils méritent d’être mieux traités. »
Ferdinand Sourou MISSENHOUN.