Le retard régulier dans le paiement des salaires des pré insérés n’est pas un goût de Ferdinand Sourou Missenhoun, un porte-voix de cette catégorie d’enseignants. Il invite les autorités au respect des clauses du contrat. Voici la teneur de sa déclaration sur sa page Facebook :

« L’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté ». C’est sur cette boutade de Jean-Jacques Rousseau qu’il me plaît de commencer cette diatribe. Depuis l’avènement du régime de la rupture, l’on peut dire que le respect des textes passe avant tout; c’est une observation relative. Mais cette ambition de vivre et de faire vivre par les textes, me semble-t-il, souffre de graves imperfections qui entachent, discréditent la vision du Chef de l’Etat et annihilent ce qu’elle peut générer de positif pour le peuple. Il n’est pas inutile de rappeler que l’éducation est la clé qui donne accès au développement d’une nation ; sans une éducation de qualité, pas donc de progrès. Et lorsque les acteurs qui en sont les véritables serrures sont trainés dans la gadoue, l’éducation aussi s’asphyxie et s’oxyde, ce n’est qu’une conséquence logique. Je ne serai donc pas prolixe !
Le gouvernement de la rupture a voulu sédentariser les enseignants autrefois connus sous le vocable « vacataires » ou « honoraires » ou encore « prestataires de service ». Ils seraient devenus aujourd’hui des « pré insérés » ou « aspirants » (appellation peu honorable). C’est déjà un très bon début. Cependant, hormis les nombreux tâtonnements excusables observés pendant cette année d’expérimentation, un point clé du contrat liant ces pré insérés et l’Etat est régulièrement et allègrement violé sans état d’âme. En effet, selon le contrat, les pré insérés doivent percevoir leur salaire au plus tard à partir de la date 25 de chaque mois, ce qui n’a presque jamais été respecté. Il faut attendre le début du mois suivant avant d’espérer les virements de salaire dans une pagaille méticuleusement organisée par les banques chargées de satisfaire ces enseignants. Pendant que des banques ont fini de positionner les salaires, d’autres restent encore des jours à la traine, créant ainsi une psychose générale dans le rang des collèges abonnés. L’attente devient très longue, presque insupportable, exactement comme s’ils étaient à la veille de la délibération d’un examen ou un concours auquel ils auraient pris part. C’est bien triste ! Je n’ai pas besoin de justifier cela par les virements du mois d’avril qui ont commencé le 7 mai alors que nous sortions de plus d’un mois de congé de confinement. Tout ceci se passait sans même que l’ANPE et les autorités impliquées dans ce programme ne s’en inquiètent.
Tout porte à croire que le respect des textes qui est une vision, un combat du Chef de l’Etat n’est plus de mise. Je me dénie le droit de croire que le Président de la République soit au courant de cette affaire, encore moins les ministres des enseignements maternel, primaire et secondaire. Même celui de l’économie et des finances n’en saurait absolument rien. Maintenant qu’ils le savent, je souhaite qu’ils réagissent ! Car, il ne faudrait pas donner l’impression que le respect des textes sous la rupture est comme la fiente du margouillat. Que les clauses du contrat soient respectées, que le virement des salaires soit désormais effectué à partir de la date 25 de chaque mois comme le stipule le contrat. Et que les textes ne redeviennent pas des traces muettes figées dans des pages vierges sous la rupture!
Je compte sur le Chef de l’Etat, les autorités à divers niveaux chargées de la gestion des pré insérés pour que la situation soit définitivement réglée. Le respect des textes nous rendra libres. Le 25 de ce mois vient dans quelques jours seulement.
Ferdinand Sourou Missenhoun.













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