DISPOSITIONS FACE À LA PANDÉMIE MONDIALE DU COVID19 : le Maire d’Abomey, M. Blaise AHANHANZO GLELE dans les pas du Président, S.EM. Patrice Talon.

La pandémie mondiale due au COVID 19, un virus mortel qui décime des milliers de personnes dans le monde n’a épargné aucun pays. Au Bénin, le Gouvernement du Président Patrice Talon a très tôt pris des mesures qui s’imposent. Pour se prémunir contre de ce virus, plusieurs actions doivent être menées dans les communes à l’instar de celles menées au niveau national. Ainsi, pour faire suite aux mesures gouvernementales et dans la droite ligne des décisions du conseil communal d’Abomey, lors de sa session de mars, Blaise AHANHANZO GLELE a déployé un arsenal sanitaire et d’hygiène qui comble les attentes de ses administrés à savoir : contrôle de température à l’entrée de la Mairie, installation de plusieurs dispositifs de lavage des mains à l’eau et au savon, limitation de nombres d’agents par bureau à un et respect obligatoire de la règle de distanciation sociale lors de la délivrance des actes administratifs etc. Le Maire d’Abomey à l’instar du Gouvernement mise aussi sur la prévention à travers la sensibilisation des populations au respect des consignes de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans tous les arrondissements d’Abomey en partenariat avec l’ONG HUENUSU qui a sillonné le week-end dernier Agbokpa et Sèhoun. Le Maire d’Abomey invite par ailleurs, tous ses administrés à la prudence et au respect strict des consignes gouvernementales et de l’OMS.

PRÉVENTION DE LA PANDÉMIE / COVID-19 AU BÉNIN : Une campagne de formation et de sensibilisation lancée dans la commune d’Abomey ce dimanche 5 avril 2020 au Profit des leaders d’opinion d’Abomey

Dans le but d’accompagner l’Etat béninois dans la prévention du Coronavirus COVID-19, la commune d’Abomey a décidé en sa première session ordinaire de l’année 2020 au profit des grands décideurs locaux d’Abomey une campagne de formation et de sensibilisation pour relayer les informations relatives aux manifestations et mesures de prévention de la COVID-19 dans les communautés d’Abomey. Les premières formations ont eu lieu ce dimanche 5 avril 2020 dans les villages de WÉMÈ (arrondissement d’AGBOKPA) et de HOUELI (arrondissement de SEHOUN).

A cette occasion, des kits de lavage de mains ont été offerts aux villages concernés. Cette activité, mise en oeuvre par l’ONG Huenusu avec l’appui des autorités sanitaires, est d’une importance capitale pour préserver la santé des populations d’Abomey et favoriser un développement durable à la base.

Les séances de formation sont conduites par M. Armand GUEHOU, Consultant-Formateur en Gestion des projets et des Ressources Humaines, Chargé du Projet d’appui à la collectivité locale d’Abomey pour la prévention du Coronavirus COVID-19 et M. Carlos GBEDEYIHOUE, animateur à l’ONG Huenusu, organisation de mise en oeuvre du projet.

Ensemble, engageons-nous contre le COVID-19 et sauvons des vies!

PRÉVENTION DE LA PANDÉMIE DE LA COVID-19 AU BÉNIN : L’ONG HUENUSU remet une latrine à l’EPP de ZA-SLEKPA à l’occasion de la journée mondiale de la santé

L’ONG HUENUSU fait œuvre Utile. En vue de participer à la lutte contre la pandémie de la COVID 19, elle fait un don de latrine aux écoliers de l’école primaire publique de ZA-SLEKPA le mardi 7 avril 2020. Lisez son message d’annonce.

Chers amis et sympathisants de l’ONG Huenusu,
Dans le but de soutenir les familles et les enfants de l’école primaire publique de ZA-SLEKPA (commune de Za-Kpota en République du Bénin) dans la prévention du Coronavirus COVID-19 puisque les enfants, âmes faibles et innocentes, subissent également les conséquences du COVID-19, l’ONG Huenusu a construit une latrine à deux cabines avec deux urinoirs pour cette école. La remise de cette oeuvre sociale se fera le mardi 7 avril 2020, journée mondiale de la santé.

Pour soutenir les familles et enfants dans la lutte contre le COVID-19, nos équipes sur le terrain:

  • informent les communautés et diffusent les mesures de prévention et les bons réflexes en matière d’hygiène,
  • améliorent les infrastructures sanitaires pour favoriser le lavage des mains et réduire les risques de propagation du virus,
  • collaborent avec les autorités sanitaires et administratives pour qu’elles soutiennent efficacement notre politique de riposte afin de mieux réagir face aux épidémies.
    Ensemble, engageons-nous contre le COVID-19 et sauvons des vies!

PROFESSEUR ASCENSION BOGNIAHO À PROPOS DU COVID 19 : « Restons chez nous ! »


Depuis l’annonce de la pandémie du Coronavirus, Covid-19, nos jours s’égrènent, entrecoupés de soubresauts de qui-vive, comme s’ils étaient menacés par une imminente finitude.
Une hypothèque semble être jetée sur nos vies.
Et les conjectures, tirées des nouvelles diffusées par les médias et les réseaux sociaux, ne nous rassurent guère.
Covid-19 fait inexorablement des ravages et arrive vers nous à grandes enjambées, il est même là, tapis dans nos murs.
Aucun continent, aucun pays n’échappe à sa rage meurtrière.
Et tel un organisme programmé, il évolue de pays en pays pour décimer, pour tuer.
A peine l’a-t-on annoncé ici qu’il sévit déjà là-bas, et encore là-bas, et plus loin.
Cependant, nous, enfants du Bénin, nous ne regrettons qu’une seule chose :
Covid-19 n’est pas visible à l’œil nu et palpable.
S’il était, par exemple, une guerre,
Quelle que puisse être sa stratégie, la vaillante armée béninoise la combattrait et la vaincrait.
Et nous-mêmes, enfants du Bénin, munis de nos machettes, nos lances fourchues, nous prêterions main forte à nos combattants aux endroits où ils s’essouffleraient.
Qu’on se souvienne de l’agression des mercenaires du 16 janvier 1977.
L’armée en communion avec le peuple a vaincu les envahisseurs.
Nous tenons ce courage de nos aïeux. Pétris de bravoure, ils n’avaient reculé devant aucune agression de quelle que sorte
S’ils avaient été vaincus par de malins conquérants, ce n’était pas faute d’avoir combattu vaillamment.
Mais ce virus n’est pas une guerre matérielle.
Sans armées ni troupes, il recrute, à notre insu, ses combattants parmi nous,
Les envoie sur plusieurs fronts d’attaque à la fois, faisant d’eux, en un instant, des victimaires et, à leur tour, des victimes.
Ainsi, celui qui, dans le moindre des cas, vient de tuer, sera probablement tué à son tour.
Covid-19 n’est pas une guerre.
S’il était une bête fauve,
S’il en était une vraiment,
Les confréries de nos illustres chasseurs de Savè, Tchaourou, Bantè, Kétou et celles encore plus farouches des contrées du nord organiseraient des battues concertées, la traqueraient pour la tuer.
Elles en ont l’expertise et personne ne peut la leur dénier.
Mais ce microbe immonde est loin d’être un félin.
Si Covid-19 était un monstre marin, une hydre géante pourvue de myriades de tentacules,
Nos pêcheurs guézin, xwla et autres la captureraient sûrement au moyen d’un épervier adapté à sa masse et la massacreraient.
Tout le Bénin en mangerait la chair au cours d’un rituel pour une immunité préventive.
Mais voilà, Covid-19 est tout, sauf un monstre marin.
S’il était peut-être un dangereux phénomène aquatique des fleuves Ouémé, Mono, Couffo,
S’il écumait nos lacs, lagunes et rivières,
Les riverains de ces zones, réputés d’habiles nageurs, iraient à sa recherche et en ramèneraient les dépouilles à la patrie.
Mais ce foudre de guerre n’est rien de cela.
S’il était un tourbillon roulant, sordide, traître et dangereux abri de sorciers malfaisants,
S’il était un génie ou un djinn, un dandjoto à la puissance effroyable,
Ah ! Nous serions à l’aise, puisqu’il appartiendrait à un domaine où notre d’habileté est universellement reconnue.
Alors nous lui opposerions l’arsenal avéré de nos puissances tutélaires, les mânes de nos ancêtres, nos voduns de toutes sortes, les charlatans de renommée planétaire et les grands sorciers de toutes nos confessions.
De terribles missiles de paroles incantatoires, de poudres noires, d’ergots de volatiles chargeraient l’espace aérien, terrestre et aquatique du pays,
Le dénicheraient d’où il se cache,
En finiraient avec lui,
Ou à défaut, l’expulseraient de notre pays en l’escortant jusqu’aux frontières d’une autre contrée
Dommage ! Covid-19 n’est rien de tout cela.
C’est pourquoi, les bras nous en tombent et nous déplorons le sort de mourir peut-être de la main d’un ennemi sans pouvoir nous battre.
Si le ridicule tuait, nous pourrions en mourir, avant que Covid-19 ne s’installe totalement dans notre pays, car les différentes armes envisagées ne peuvent rien contre cette bête.
Son origine controversée accuse aussi bien l’homme que la nature. En effet, d’un côté, on pense que des habitudes alimentaires de certains hommes, friands des produits d’une certaine faune locale, auraient transmis à l’homme un virus inoffensif chez l’animal mais funeste au corps humain, de l’autre, le virus aurait été, par complot mesquin, fabriqué en laboratoire et, enfin, il aurait connu une génération spontanée dans la nature.
De quelque bord que l’on soit, tous les pays les plus touchés actuellement sont ceux où la science régente la vie et ce, dans une large mesure. Elle fait leur développement intellectuel, social, économique, culturel, bref, de quelques mots, toute leur existence ; ils connaissent la science et elle les connait. L’ayant asservie pour leur bien-être, ils ne cessent de pousser vers l’infini les limites de leur curiosité : cela leur donne de l’assurance.
Mais malheureusement, la science n’a pas fourni les armes d’une riposte rapide contre cet attaquant paradoxal, connu et inconnu tout à la fois. C’est dire qu’elle ne donne pas la réponse à tout et dans le délai souhaité à cause de sa méthode d’investigation.
Et comme nous sommes tous habitants de la même planète, nous voici comptés parmi des victimes potentielles. Quel malheur ! Comment nous, qui n’avons mangé ni la noix ni l’huile de palme, verrions nos lèvres rougir ? Ce sont les avantages et aussi les inconvénients du monde devenu un village planétaire. Ce qui arrive à l’une quelconque des contrées de cet univers peut atteindre les autres si l’on n’y prend pas sérieusement garde.
Dans cet incendie où périssent les peuples nantis, il y a lieu de craindre pour ceux qui sont à la traîne du développement. Une telle logique justifie le scénario catastrophe que prédisent des Européens pour l’Afrique. Dans un propos apparemment teinté de jubilations, certaines organisations internationales dont les pays africains sont pourtant des adhérents reconnus, entrevoient une hécatombe sur le continent.
De fait, il n’existe pas la moindre structure spécialisée pour faire face à ce danger. Tous les moyens de nos pays, revenus fiscaux, transactions financières, emprunts et dons sont allés dans les poches des particuliers au détriment du développement. Voici que la mort vient au galop. Chacun doit sauver sa tête et sa vie.
L’instinct naturel et justifié de conservation de soi provoque, en ce moment, la ruée sur des solutions préconisées et conseillées ainsi que sur celles de bord, selon les moyens des uns et des autres.
C’est pourquoi, les mieux lotis d’entre les Béninois, ils vivent dans les quartiers huppés des grandes villes,
Installent, à grands renforts, des lave-mains,
Achètent des masques et des gants,
Font des provisions de paracétamol, de chloroquine,
Tandis que les autres, habitants du Bénin profond, sans revenus, à cause des humeurs changeantes de la nature ainsi que des stigmates d’un sort inique imposé par leurs propres frères et les rigueurs de la mondialisation,
Effeuillent les nîmes, les kinkélibas, les eucalyptus,
Écorcent ces végétaux
Implorent un soleil complice et compatissant de sécher au plus vite les fruits de leurs récoltes sylvestres,
Dans l’espoir d’en faire des décoctions dont la prise régulière
Les sauverait du danger, sans lave-mains ni autres moyens modernes
Voilà le sacrifice consenti par le gros du peuple, se battre à mains nues contre cet ennemi invisible. Peut-être que les moyens mis à disposition par quelques philanthropes et ceux envisagés par l’Etat leur parviendraient-ils lorsqu’on aura fini de servir les soignants qui sont au front et quelques citadins chanceux.
Mais si pendant ce temps, nos frontières restent toujours ouvertes à tout-venant,
Le sacrifice sera vain.
L’unique solution réside alors dans le confinement et la prudence.
Restons chez nous donc, et contraignons un peu les autres à rester chez eux en attendant que passe la bourrasque.Le reflet de l’impuissance, mes frères, s’appelle la hernie étranglée.
Elle se cache sournoise quelque part dans l’organisme ou entre les jambes et tue inexorablement comme covid-19.
Que chacun reste donc chez lui !
Cependant, laissez-moi vous dire que, si l’esprit protecteur de chacun d’entre nous ne l’accepte pas, aucun de nous ne mourra de ce mal. J’en ai la certitude.
Ascension Bogniaho

CORONAVIRUS AU BÉNIN : Encore 03 nouveaux cas confirmés

Le Bénin enregistre trois nouveaux cas confirmés de Coronavirus. C’est l’information portée à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) par le Ministre béninois de la Santé par courrier en date de ce mardi 31 mars 2020.

Selon les précisions données dans la correspondance du Ministre, les trois cas ont été détectés suite aux analyses cliniques effectuées entre le 27 et le 29 mars 2020. Le premier cas est un béninois de 48 ans revenu de la France, et mis en isolement à Lomé. Il avait rejoint le Bénin depuis quelques jours. Le deuxième cas est un garçon de 10 ans et le troisième, une béninoise venue directement de Paris. Le Bénin compte désormais 9 cas confirmés dont 1 cas guéri.

La correspondance qui confirme les nouveaux cas

BÉNIN/COMMUNALES 2020 : 5 partis retenus par la CENA

La liste des Partis politiques ayant obtenu le récépissé définitif pour les élections communales au Bénin a été dévoilée dans l’après midi de ce lundi 30 mars 2020. Après analyse des différentes corrections intégrées aux dossiers reçu par la Commission Elèctorale Nationale Autonome (CENA), cinq (05) formations sont autorisées à participer à ces échéances électorales.

La publication de la liste des Partis politiques retenus pour les communales du 17 mai 2020 a été faite ce lundi 30 mars 2020 au cours d’une conférence de presse par le président de l’institution. Emmanuel TIANDO a affirmé que 5 partis politiques ont scrupuleusement respecté les différentes observations apportées aux différents dossiers de candidature préalablement reçus. Il s’agit du Bloc Républicain (BR), de l’Union Progressiste (UP), des Forces Cauris pour un Bénin Émergeant (FCBE), du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) et de l’Union Démocratique pour un Bénin Nouveau (UDBN).

Trois (03) partis politiques des huit (08) ayant reçus de récépissés provisoires seront absents aux élections municipales de mai 2020.

BÉNIN/LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS : Lire l’intégralité de l’entretien télévisé avec le président Patrice TALON

Le Bénin, comme le reste du monde, est confronté à la crise sanitaire déclenchée par le coronavirus (COVID 19). Si le Gouvernement s’emploie, le Président de la République en tête, à apporter des réponses pertinentes aux préoccupations des populations, veillant à concilier impératif de sécurité sanitaire et nécessité absolue de préserver l’économie, il reste que le Chef de l’Etat ne s’était pas encore, jusqu’ici, officiellement prononcé sur le sujet. Que pense-t-il ? Comment coordonne-t-il la riposte du Bénin à l’épidémie ? Quelles sont ses réflexions par rapport à la suite ? Autant de préoccupations auxquelles Patrice TALON a bien voulu répondre face à Angela KPEIDJA, journaliste spécialiste des questions de santé sur la télévision nationale, l’ORTB. Symbole pour symbole, l’entretien s’est déroulé dans le bureau du Président, signe de son assiduité au travail.


Monsieur le Président, bonjour et merci de recevoir l’ORTB dans votre bureau, symbole du siège de vos inspirations, de vos réflexions et surtout de vos décisions.

C’est pour moi un privilège dont je ne saurais abuser en ces temps si difficiles.

Monsieur le président, les circonstances nous interdisent la promiscuité et je voudrais m’assurer que vous m’entendez bien malgré la distance qui nous sépare.

Journaliste : Monsieur le Président, depuis des semaines, le Bénin, à l’instar des autres pays du monde, est confronté à un choc sanitaire sans pareil pour notre génération, pourquoi êtes-vous resté silencieux depuis ce temps ?

Patrice TALON : Mme KPEIDJA, vous avez dit choc sanitaire et vous avez bien raison.

La situation sanitaire et le risque sanitaire auxquels nous soumet le coronavirus sont préoccupants, sinon très graves. Mon gouvernement et moi-même avons pris la mesure de l’enjeu.

Si mes compatriotes n’ont pas encore eu l’occasion de m’entendre en personne, c’est bien parce que je suis à la tâche, jour et nuit, minute après minute.

Je m’implique personnellement dans tous les segments de la riposte :

  • la collecte des données aux plans national et international ;
  • leur analyse ;
  • l’appréciation des impacts sanitaires, médicaux, financiers, économiques et sociaux ;
  • les projections à court et moyen termes ;
  • la stratégie et la mise en œuvre d’actions ;
  • le suivi et l’évaluation des recommandations et des opérations.

Je sais combien il est indispensable, utile, de parler pour expliquer, rassurer et obtenir l’adhésion de tous à la stratégie et aux décisions, mais sachant que la plupart des Béninois nous font confiance, j’ai consacré mon esprit à l’analyse sereine de la situation et de toutes ses implications.

C’est pour moi l’occasion de remercier l’ORTB de me donner l’occasion de vous dire, Mme, à vous et à mes compatriotes, que la situation est vraiment grave et que le risque est grand.

Mais rassurez-vous Mme, je voudrais pouvoir rassurer mes compatriotes que, empêcher le coronavirus de se propager au Bénin et d’y faire beaucoup de victimes, est à notre portée.

Les actions engagées par le Gouvernement et les mesures prescrites sont susceptibles de nous faire gagner, si chacun de nous joue bien sa partition.

Journaliste : Monsieur le Président, ne trouvez-vous pas que votre Gouvernement et vous-même avez manqué de promptitude dans la prise des décisions et que celles-ci ne sont pas aussi radicales qu’il faut ?

Patrice TALON : La ligne de conduite du Gouvernement est la définition et la prescription des actions et mesures de riposte effective, ainsi que leurs timings réalistes de mise en œuvre efficace.

Pour donner des résultats palpables, il y a des mesures qui doivent être mises en œuvre par package.

Certaines mesures n’ont pas le même degré de pertinence partout et d’autres nécessitent même que les acteurs concernés disposent d’un minimum de temps pour s’apprêter.

Il y a aussi des actions et des mesures qui ne sont pas soutenables trop longtemps, dans notre contexte et pour lesquelles il faut trouver le bon timing de mise en œuvre.

Vous savez, pour accompagner les réductions de mobilité ou les confinements, les pays riches débloquent des sommes faramineuses et certains font même recours à des solutions monétaires à peine déguisées, voire la planche à billets pour prévenir le chaos socio-économique inévitable autrement.

Le Bénin notre pays, a l’instar de la plupart des pays d’Afrique, ne dispose pas de ces moyens.

Et si nous ne tenions pas compte de tout cela, nous pourrions dans notre action, déclencher un chaos qui remettrait même en cause le minimum impératif de la lutte.

Il y a également un autre facteur très déterminant que le commun des commentateurs ne peut percevoir, c’est l’après Covid ! Parce que ce combat, nous allons le gagner forcément.

Nous devons donc combattre le mal et le vaincre, mais sans compromettre notre survie après victoire.

Si nous prenons des mesures qui affament tout le monde à la fois et trop longtemps, elles finiront très vite par être bravées et bafouées sans avoir permis d’atteindre les objectifs.

Je vous donne un exemple concret :

Contrairement aux citoyens des pays développés d’Amérique, d’Europe et d’Asie, la grande majorité des Béninois ont un revenu non salarial. Combien de personnes au Bénin ont un salaire mensuel et qui peuvent attendre deux, trois ou quatre semaines même sans travailler et vivre des revenus du mois ? Combien ?

Comment peut-on donc, dans un tel contexte où la plupart de nos concitoyens donnent la popote avec les revenus de la veille, décréter sans préavis, un confinement général de longue durée ?

Les mesures que nous venons de prescrire et qui vont entrer en vigueur dès demain lundi, nous permettront d’empêcher la propagation du virus à l’intérieur du pays, tout en préservant l’activité économique dans une partie du territoire, et en réduisant seulement la mobilité de certains acteurs dans la zone critique.

C’est un exercice très difficile qui requiert sérénité, sang-froid et perspicacité.

Nous avons pris les mesures qui s’imposent avec sens de responsabilité et discernement.

Nous veillerons donc sans complaisance à leur respect par tous.

Journaliste : Alors finalement monsieur le Président, quelle est votre sincère et intime conviction, Monsieur le Président, par rapport à ce qui nous attend à court et moyen terme ?

Patrice TALON : Ce que je voudrais dire à mes compatriotes est que la menace est sérieuse, elle est grave, mais que nous avons collectivement les moyens d’y faire face.

Notre survie individuelle et collective est entre nos mains, elle est entre les mains de chacun de nous pris individuellement. Chacun de mes compatriotes, vous et moi, pris individuellement, est désormais responsables de notre survie. Nous n’avons pas besoin de beaucoup d’intelligence, de beaucoup de moyens, de beaucoup d’imagination. Il nous suffira simplement, à chacun, de respecter les mesures, les prescriptions, qui ont fait leurs preuves par ailleurs.

Cela nécessitera beaucoup de sacrifices certes, d’énormes sacrifices pour certains, mais à la fin, chacun sera fier d’avoir joué sa partition, d’avoir lui aussi payé un certain prix, et d’avoir vaincu lui aussi le coronavirus.

Nous sommes une grande nation, nous allons en donner la preuve une fois encore en éliminant le coronavirus de notre pays sans grand dégât. J’y crois. J’invite mes concitoyens à y croire parce que, je veux le répéter, les moyens d’y parvenir sont à notre portée. Ils dépendent de chacun de nous. Nous sommes capables chacun de les mettre en œuvre, de les respecter, avec juste un peu de volonté, de la discipline et l’envie, la volonté de consentir chacun un peu de sacrifice, pour nous pris ensemble et pour nous individuellement.

Ma conviction pour demain est que chacun de mes compatriotes Béninois est capable de respecter les mesures, de faire l’effort qu’il faut. Ma conviction pour après-demain est que nous allons gagner, et que nous allons continuer notre marche vers le développement.

Journaliste : Nous sommes au terme de cet entretien, Monsieur le Président de la République. Je vous remercie.

Patrice TALON : Merci Mme et je vous invite à donner l’exemple autour de vous. Et si chacun peut faire pareil, faire ce qu’il faut, ce qui est prescrit et en donner l’exemple, nous allons collectivement y arriver.

COVID 19 AU BÉNIN : « Nous allons le combattre sans compromettre notre futur » dixit Le Président Patrice TALON

Comme annoncé depuis plus de 72 heures, le président Patrice TALON s’est adressé à son peuple ce dimanche 30 mars 2020. C’est à travers un entretien télévisée d’une dizaine de minutes que le chef de l’État a répondu aux critiques faites sur ses mesures préventives contre le Coronavirus.

Le président Patrice Talon s’est adressé ce dimanche 29 mars 2020 aux béninois sur la pandémie du coronavirus. Pendant environ 10 minutes, le chef de l’Etat a évoqué les risques que courent les béninois et comment riposter à ce mal mondial.
« La situation et vraiment grave et nous risquons grave », c’est la substance du message adressé par le président Patrice Talon à ses compatriotes béninois. Selon lui, cette pandémie (Covid-19) est grave et chaque béninois est responsable de sa survie individuelle et collective.

Dans son discours, Patrice Talon a rassuré ses compatriotes. A l’en croire, les mesures prises par le gouvernement sont susceptibles de faire gagner le Bénin. « Ce combat, nous allons le combattre sans compromettre notre futures. Comment décréter un confirment général de la ville? » a t-il demandé avant de préciser qu’il est très important de préserver l’activité économique dans une partie du pays. « Nous avons pris des mesures qui s’imposent avec un sens de responsabilité » dit-il. Il poursuit: « Nous n’avons plus besoin de beaucoup d’intelligence, de beaucoup de moyens, il nous suffira de respecter les mesures ».

Pour le président Patrice Talon, le Bénin est une grande nation, et pourra éliminer le covid-19 sans grands dégâts. « Nous allons gagner et continuer notre marche vers l’avenir », a t-il laissé entendre.

LUTTE CONTRE CORONAVIRUS AU BÉNIN : Professeur Ascension BOGNIAHO pour l’exploitation des valeurs culturelles

Depuis l’annonce des cas confirmés de Coronavirus au Bénin, les opinions fusent de toute part pour des regards critiques sur non seulement l’attitude du pouvoir central mais des comportements recommandables aux populations. Le professeur Ascension BOGNIAHO n’entend pas en rester en marge. Via Facebook, l’universitaire, comme à son habitude, n’a pas la langue du bois. Outre le regard analytique, il s’investit dans une approche didactique.

« La pandémie actuelle du covid-19 est une réalité qu’il serait suicidaire d’ignorer et de braver. Elle fait peur par la fulgurance de ses ravages. Inutile donc de se fermer les yeux et de croire que rien de véritablement préoccupant et de dommageable n’arrivera à notre pays, au nom d’idées reçues arriérantes ainsi que de calculs égoïstes. Beaucoup de pays en prennent déjà pour leur grade, et ce ‘n’est point le nôtre qui en sera épargné.
Et pourtant, nous tous, nous semblons banaliser le danger. Peut-être avons-nous perdu totalement le sens de l’humain pour penser que la mort de l’un d’entre nous ne représente rien. Quel est cet État au monde qui se développerait avec des morts? Aucun, mes frères.

En effet, c’est le vivant qui travaille dans le système scolaire à former des cadres desquels dépend le progrès du pays sur la longue et difficile route de l’épanouissement social. Si l’un de ses acteurs tombe sous le coup de la faux, le système en perdra imanquablement un membre, maillon de son engrenage. Il est illusoire donc de croire qu’il est remplaçable, tout homme, de mon humble avis, étant un bien unique. Pourquoi donc ne pas protéger immédiatement ces travailleurs? En contact avec les plus jeunes, ils sont exposés, car les porteurs sains du virus peuvent les contaminer. Un mois de moins dans un système éducatif n’hypothèque pas le niveau d’une formation.

C’est le vivant qui travaille dans l’administration générale, pourvu d’une expertise inouïe, qui rend d’inestimables services aux citoyens et aux clients étrangers. Que la parque vienne à le prendre, nous en perdrions une ressource importante dont le départ romperait, à n’en pas douter, la fluidité de la chaîne de production. Réduire l’effectif de ces acteurs du développement pendant un mois n’impactera pas outre mesure le service rendu à la communauté. On peut craindre de payer un salaire à quelqu’un qui n’a pas travaillé, mais entre cette dépense apparemment perdue pour l’État et le vide créé par la mort de l’un de ces agents, où se situe le niveau grave de la perte?

C’est encore le vivant industrieux qui a construit des maisons et des immeubles; les unes lui servent de demeures, les autres abritent les structures organisationnelles de l’engagement de sa participation à la croissance du pays. Qu’il meurt de ce virus, voilà une bien grande perte pour le pays.

Dans ces conditions, il nous faut nous inspirer intelligemment des mesures prises par les pays les plus touchés en nous convainquant que nous pourrons avoir, de façon très sérieuse, notre tour. Le laxisme et la porosité des frontières du pays auront tôt fait de nous exposer au pire des dangers en comparaison avec le paludisme, le sida, la grippe, le drépanocytose.

Notre pays est pauvre, cela est un fait indéniable, et face à ce fléau, il est totalement désarmé, car là où des géants dans le développement titubent et vacillent, les petits, comme notre pays, pourront-ils tenir debout? Cependant, le Bénin peut mettre sa culture, son intelligence et l’expérience des autres à contribution pour se protéger utilement.

On doit applaudir aux mesures arrêtées par le conseil des ministres et autres concertations au plus haut niveau de l’État, bien que l’on puisse trouver à y redire. Au stade actuel où des alertes de positivité au virus de certaines personnes sont avérées, le pays devrait se barricader, s’enmurer à partir de ces signaux d’alarme jusqu’à l’extinction du mal. En permettant aux gens de vivre par la prise de mesures plus hardies, par la pratique de gestes salvateurs, nous sauvegardons notre propre vie, nous-mêmes. Car chaque mort est en partie notre mort.

Toutes les manifestations culturelles, cultuelles devront être fortement réglementées, réduites au strict minimum. Les marchés et les lieux d’échanges de marchandises devront être fermés et soumis à une nouvelle périodicité d’animation suivant leur rayonnement et leur position dans les système de ravitaillement des populations. Ainsi, les marchés qui s’animent tous les cinq jours ouvriront leur espace tous les dix jours, par exemple.
Il est salutaire qu’on ait déjà limité, avec une certaine poigne, les marches et sit-in. Comme quoi, à quelque chose malheur est bon. Chacun doit rester chez lui avec les siens.

Pour faire respecter toutes les mesures, on pourra mettre à contribution la police républicaine, l’armée et surtout les sociétés initiatiques comme les zangbétos, les bliguédés, les égunguns, les oros, etc. Néanmoins, l’utilisation de ces valeurs de culture doit être déliée de toute récupération politique, de tout mercantilisme si l’on comprend bien que c’est pour le salut de la patrie. La responsablité de leur présence sur le terrain pourra être confiée aux collectivités décentralisées. On appréciera par ce biais l’un des bienfaits de la décentralisation.
C’était par ces canaux que nos pères pratiquaient le confinement des populations au moment de grands périls pour le groupe social. Quand zangbéto interdisait un comportement à risque pour la quiétude sociale, quand il dictait la réclusion à durée déterminée, toute les populations respectaient ces sortes d’édits. Voyez comment Oro internait les populations pendant ces rituels. Ce sont le plus souvent sept bons jours de réclusion pour les femmes. Nous en avons déjà l’habitude. Pourquoi ne pas surfer sur cet acquis culturel pour nous sauver du danger, car la mort inopinée est là qui nous guette.

Aujourd’hui, on se rend bien compte que le contact avec d’autres peuples nous a fait adopter des habitudes contraires à notre nature. Autrefois, nos parents se saluaient, quelque part, en levant les deux mains, ailleurs, en se courbant, ailleurs encore,, en se prosternant de tout leur long ou en restant debout et immobile, le tout selon l’âge, le rang et le statut sociaux. C’était également ainsi dans l’antique Rome où l’on donnait l’ave en levant la main droite, la main gauche portant une arme. Mais lorsque quelqu’un vous saluait en levant la main gauche, vous devriez craindre pour votre vie, car il était le plus souvent armé. De nos jours, on se serre allègrement la main, on se fait la bise ou autre civilité par laquelle les corps se touchent et se transmettent des maladies. Covid-19 nous enseigne que tout n’était pas mauvais dans notre passé et nous pourrions y retourner pour en garder les valeurs enrichissantes pour nous-mêmes et pour l’humanité. Les Japonais ne se serrent presque jamais la mains, et ils ne s’en portent pas plus mal.

Frères et sœurs béninois, restons chez nous, et lorsque Covid-19 ne rencontrera aucun de nous dehors à son passage, il s’en ira d’où il est venu.. Que l’instinct de conservation nous y aide! »

Ascension BOGNIAHO

NIGERIA : Le premier cas de Coronavirus guéri et libéré.

Le premier patient atteint du Coronavirus au Nigéria est guéri, a déclaré le gouverneur de l’État de Lagos, Babajide Sanwo-Olu.


La patient zéro du Nigéria a été testé à nouveau après l’amélioration de son état de santé et le résultat s’est révélé négatif. Selon les autorités, il a terminé son temps d’observation et a été libéré vendredi soir de l’hôpital. Le gouverneur de Lagos, Babajide Sanwo-olu, a tweeté l’information sur son compte en partageant des photos de l’Italien, du commissaire d’État à la santé de Lagos, Akin Abayomi, et d’autres responsables de la santé.

« En tant que commandant de l’incident COVID-19 pour l’État de Lagos, je suis heureux de vous informer que le cas index du gentleman italien est désormais négatif », a tweeté M. Sanwo-olu. Grâce à un effort combiné de l’État de Lagos, de l’État d’Ogun et des autorités sanitaires fédérales, nous avons pu limiter la transmission du virus à un seul contact. Cela impliquait des stratégies agressives de recherche des contacts et de confinement. Cependant, nous avons maintenant plusieurs nouveaux cas importés et nous espérons que nous pourrons appliquer la même stratégie de recherche des contacts ainsi que la distanciation sociale pour ralentir l’épidémie qui pourrait se développer à partir de ces nouveaux cas», a indiqué le gouverneur.