CORONAVIRUS AU BÉNIN : Imminence d’un conseil extraordinaire des ministres

Un premier cas confirmé du Coronavirus a été annoncé au Bénin par les autorités du pays ce lundi 16 Mars, à travers une déclaration du ministre de la santé. Pour éviter sa programmation rapide il urge de prendre de nouvelles mesures préventives au cours d’un conseil extraordinaire des ministres.

Le ministre de la santé du Bénin Benjamin HOUNKPATIN, a annoncé lundi qu’un premier cas du COVID-19 a été détecté dans le pays. Le patient est un ressortissant burkinabé ayant pénétré le territoire du Bénin par voie aérienne le 12 mars.

Selon les autorités, les personnes avec lesquelles il a été en contact depuis son arrivée au Bénin, sont en train d’être identifiées pour être placées en quarantaine en attendant de connaître leur état de santé.

Le Bénin doit aller à l’école des autres pays ayant connu des cas de contamination. De nouvelles mesures méritent d’être prises. Dans les pays européens comme l’Italie, la France, l’Allemagne et autres les gouvernements ont fermé les écoles et universités; l’accès aux lieux de grandes rencontres a aussi été proscrit. Il en est de même aux Etats Unis d’Amérique où les citoyens ont été invités à rester chez eux pendant les périodes couvrant le temps de début de la contamination du virus dans ces États. Le Bénin doit alors éviter de prendre des de contamination et de propagation rapide du virus. D’où un conseil extraordinaire des ministres se doit d’être programmé et rapidement exécuté pour le bien-être et la sécurité sanitaire des citoyens béninois.

BÉNIN/ COMMUNALES 2020 : Les raisons de l’absence de la DUD de ADITI HOUDE

Le parti Dynamique Unitaire pour la Démocratie (DUD) de l’honorable Valentin Aditi Houdé n’est pas en lice pour les élections communales. Des dysfonctionnements internes seraient entre autres raisons la cause de cette non participation.

L’ancien questeur de l’assemblée nationale et son parti politique ne participeront pas aux élections communales du 17 mai 2020. La non participation de cette formation politique serait due principalement à un dysfonctionnement interne qui n’a pas pu permettre au parti de boucler son dossier de candidature. En effet, selon un membre influent du parti, reçu dans un entretien par un média en ligne, le parti Dynamique Unitaire pour la Démocratie (DUD) de l’honorable Valentin Aditi Houdé dispose des capacités techniques et humaines pour constituer une cantine de 3630 dossiers. La preuve, justifie-t-il, le parti est créé sur la base de la charte des partis politiques dont il a été capable de mobiliser quinze (15) membres fondateurs par commune.

Ce n’est donc pas à défaut de pouvoir remplir les conditions requises que la Dynamique Unitaire pour la Démocratie (DUD) ne participe pas aux élections communales prochaines. L’absence sur la ligne de départ du parti serait dû à un dysfonctionnement interne. Selon Yves Gbaguidi, le parti n’a pas réussi à faire les diligences qu’il faut pour mobiliser les militants et constituer le dossier de candidature. Le laxisme affiché par les responsables dans le processus de constitution de dossiers serait dû, indique-t-il, au fait que la procédure en cours ne rassure pas les responsables du parti. La proximité des institutions avec le pouvoir en place ne rassure pas suffisamment pour se lancer  dans la course. Mais pour Yves Gbaguidi, ne pas participer à une élection n’est pas une fin en soi. De toutes les façons, conclut-il, animer la vie politique, ce n’est pas nécessairement occuper des fonctions électives, occuper des fonctions techniques, mais c’est pouvoir faire quelque chose pour participer au développement de sa nation.

BÉNIN/COMMUNE D’APLAHOUE : Le nouveau maire sera connu toute à l’heure.

Après des scènes d’intimidation et une tentative avortée, le nouveau Maire de la Commune d’Aplahoué sera élu ce lundi 16 mars 2020. Le préfet du département du Couffo, Christophe Amègbédji, a pris toutes les dispositions sécuritaires pour restaurer ce jour l’autorité de l’Etat. 

Suite à la décision de la cour suprême, le préfet du Couffo, Christophe Houinsou Mègbédji, par arrêté préfectoral n°06/024/PDC/SG/STCCD/SA, en date du 09 mars 2020, a convoqué les conseillers communaux pour le jeudi 12 mars 2020 afin de procéder à l’élection du nouveau Maire de la Commune d’Aplahoué. Malheureusement, à cette session extraordinaire consacrée à l’élection du maire, des manœuvres dilatoires n’ont pu permettre l’élection. Décidé à se conformer à la décision de la cour suprême, l’autorité préfectorale a convoqué à nouveau, pour ce jour, les conseillers communaux.

Pour cette fois-ci, le préfet Christophe Mègbédji rassure des dispositions prises pour que l’élection du nouveau Maire soit effective. Pour prémunir les actes de vandalisme et d’intimidation auxquels s’adonnent certains individus hostiles à l’élection du Maire, des mesures sécuritaires sont renforcées pour assurer la sécurité des conseillers. Il faut préciser que le 10 mars 2020, des individus, qui sont contre cette élection, ont battu les pavés pour s’insurger contre l’arrêté pris par le préfet pour convoquer les conseillers. Ces personnes estiment qu’aucune élection opportune, dans le contexte actuel où on chemine vers la fin du mandat en cours et le renouvellement du conseil communal, ne pourra être possible.

BÉNIN : Joseph DJOGBENOU et plusieurs de ses pairs de la cour constitutionnelle élevés au rang de Grand-officier de l’ordre national.

Le président Patrice Talon a procédé à travers un décret, à la nomination de plusieurs membres de la cour constitutionnelle dont Joseph Djogbénou, au rang de Grand Officier de l’ordre national du Bénin. Le décret qui fait suite à leur nomination avait été signé par le chef de l’État depuis janvier 2020.

Joseph Djogbénou, le président de la cour constitutionnelle et plusieurs de ses collaborateurs ont été distingués par le chalet de l’état, à cause de leur acharnement à la cause de la justice béninoise.

En effet, d’après l’article 1er du décret n°2O2O_034 datant du 17 janvier 2020, portant nominations, promotions et élévations à titre exceptionnel et civil dans l’ordre national du Bénin, Joseph Djogbénou, Cécile Marie-José Zinzindohoué et Razacki Amouda Issifou ont été promus en tant que Grand-Officier.

Aussi, en son article 2, le même décret nomme et promeut à titre exceptionnel dans l’Ordre National du Bénin, Sylvain NouwatinRigobert AzonAndré Katary et Fassassi Moustapha, eux aussi membres de la cour constitutionnelle.

Joseph DJOGBENOU, président de la cour constitutionnelle du Bénin.

BÉNIN/COMMUNALES 2020 : Après UP le BR obtient son récépissé provisoire

Après l’Union Porgressiste (UP), les dossiers du Bloc Républicain (BR) sont aussi acceptés par la Commission électorale nationale autonome (Cena), en attendant l’étude approfondie.

Le Bloc Républicain (BR), deuxième parti de la mouvance présidentielle, vient d’avoir son récépissé provisoire d’enregistrement de déclaration de candidature. Ses dossiers sont donc complémentaires, et peuvent désormais passer à la phase de l’étude approfondie qui conduira à la délivrance du récépissé définitif.

Contrairement à ces deux partis, d’autres formations politiques ont visiblement du mal à passer cette première étape du dépôt de dossiers. Toutefois, il faut noter que le Moele-Bénin et les FCBE ont de grandes chances d’obtenir leurs récépissés dans les heures qui suivent, si leurs dossiers sont au complet.

POLITIQUE OUEST-AFRICAINE : « Le temps des hommes qui s’autoproclament irremplaçables tire à sa fin » dixit ISSOUFOU à Alpha CONDE.

Le président en exercice de la CEDEAO reste ferme et catégorique sur la nécessité pour les Etats membres de cette organisation sous-régionale de respecter le cadre constitutionnel. Mahamadou Issoufou a assuré lundi que les valeurs démocratiques progressent.

Le dirigeant nigérien, devant les parlementaires de la CEDEAO a salué la généralisation de la limitation des mandats à deux et de leur durée à cinq ans, dans les constitutions de la quasi-totalité de nos États membres.

Il se félicite de la décision du président Alassane Ouattara, de ne pas briguer un 3ème mandat malgré la possibilité offerte par la constitution ivoirienne. ‘’Permettez-moi de saluer son courage et de l’en féliciter. Il s’agit là d’un événement majeur qui intervient dans un des pays les plus importants de notre communauté’’, a-t-il déclaré.

Alors que le président Alpha Condé est soupçonné de vouloir s’éterniser au pouvoir, son homologue nigérien affirme que la décision d’Alassane Ouattara confirme que ‘’le temps des hommes qui s’autoproclament providentiels et donc irremplaçables, des hommes qui cherchent à s’incruster à vie au pouvoir, tire à sa fin’’.

Il reste convaincu que ‘’cela se traduira par des alternances plus fréquentes et par une respiration démocratique qui consolident les institutions démocratiques dont nos peuples ont tant besoin’’. Ce qui, à l’en croire, permettra à la CEDEAO de ‘’faire l’économie des crises comme celles que nous connaissons actuellement en Guinée et en Guinée Bissau’’.

Il demande aux  acteurs politiques de se ressaisir afin de créer les conditions de l’apaisement et de la paix, réitérant l’appel de la CEDEAO à un dialogue inclusif permettant d’aboutir à des solutions consensuelles et apaisées.

BÉNIN COMMUNALES 2020 : La CENA toujours en attente des premières listes de candidatures

Les déclarations de candidatures aux élections communales du 17 mai sont ouvertes depuis le 2 mars mais aucun parti ne s’est encore manifesté à la CENA.

Président de la CENA

Plusieurs jours maintenant que la CENA a ouvert la phase du dépôt des dossiers de candidature aux élections communales. Mais la première liste de candidatures est toujours attendue. Cet état de choses n’étonne guère à la Commission électorale nationale autonome. 

“C’est une habitude que les partis politiques béninois ont. A chaque élection, ils attendent les derniers moments pour venir se faire enregistrer. Donc, c’est le même syndrome qui continue”, explique Georges Ochéré, directeur des Etudes et de la formation à la CENA.

16 équipes pour recevoir les dossiers

La Commission électorale est de son côté prête à recevoir les dossiers des candidats. 16 équipes de 13 personnes chacune sont mises en place selon M. Ochéré. “13 personnes vont prendre en charge chaque dossier d’un parti politique. Donc ça tournera à plein régime”, assure-t-il tout en faisant part de “l’impatience” desdites équipes de recevoir les dossiers.

Chaque parti candidat doit présenter plus 3630 différents dossiers. Cette masse de paperasse n’est pas aisée à réunir et ordonner. Pour aider les candidats, la CENA a mis en place une application informatique proposée aux partis politiques pour qu’ils s’assurent de présenter des dossiers complets.

L’enregistrement des déclarations de candidatures est prévue pour prendre fin le 11 mars. Si tous les partis en règle devraient être de la course pour les communales, la CENA aura à traiter plus de 40 000 dossiers.

Source : ORTB.

BÉNIN/UAC : Projet de voyage des enseignants limité

Au Bénin, l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) prend des mesures de prévention contre le Coronavirus (COVID-19). Dans un communiqué publié ce lundi 09 mars 2020, le Professeur Maxime da Cruz a invité le personnel enseignant et administratif, à surseoir à leurs projets de voyage vers les pays déjà touchés par le drame.

Les chercheurs, enseignants et membres du personnel administratif de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) sont désormais limités dans leurs projets de voyage. Pour ne pas s’exposer au risque de contamination du Coronavirus (COVID-19), le Recteur les invite à surseoir ou à reporter leurs projets de voyage à destination de « l’un ou l’autre des pays se trouvant sur la carte du COVID-19, telle que quotidiennement actualisée par les instances mondiales habilitées ».

Depuis qu’il a été révélé que le cas de Coronavirus détecté au Togo, est une dame qui avait séjourné quelques jours plus tôt au Bénin, la psychose s’est installée dans le pays. Dans la nuit du samedi 07 mars, une fausse alerte a été même donnée sur la détection d’un cas de Coronavirus à l’aéroport de Cotonou. Ce qu’il convient de retenir, jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse, aucun cas de Coronavirus n’est détecté au Bénin.

Burkina Faso : La France favorable à l’extradition de François Compaoré mais à plusieurs conditions.

La France a accédé à la requête de la justice burkinabè d’extrader François Comparé (frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré) pour son implication présumée dans l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de trois autres personnes a constaté APA dans un décret signé du Premier ministre (PM) français Edouard Philippe.Selon le document le décret, le Burkina Faso est tenu de se conformer à six conditions pour le procès de François Compaoré.

La première condition mentionnée dans le décret indique que «Monsieur Paul François Compaoré, s’il devrait être condamné par les juridictions burkinabè à une peine d’emprisonnement à vie, pourra former une demande d’aménagement de peine selon les modalités prévues par la loi burkinabè en la matière».

La deuxième condition est qu’en cas d’incarcération, François Compaoré «sera détenu dans le quartier d’aménagement de la Maison d’arrêt e de correction de Ouagadougou (Burkina Faso) ou dans tout autre établissement pénitentiaire présentant des conditions de détention au moins aussi favorables.

L’autre condition (3e) est que «Paul François Compaoré aura accès à un service médical adapté tout au long de sa détention».

Aussi, «Monsieur Paul François Compaoré pourra rencontrer son avocat et/ou toute personne en charge d’assurer sa défense et s’entretenir de manière confidentielle avec eux, chaque fois que l’intéressé ou ses conseils en formuleront le demande».

Quant à la cinquième condition, elle dit ceci: «Monsieur François Compaoré pourra exercer librement et sans restriction, son culte».

Enfin, la sixième condition stipule que M. Compaoré «sera jugé publiquement, contradictoirement et dans un délai raisonnable par un tribunal indépendant et impartial établi par la loi, en bénéficiant du temps et des moyens de préparer sa défense à l’aide du conseil de son choix ou, si nécessaire, d’un conseil fourni gratuitement».

C’est le 29 octobre 2017 que François Compaoré est arrêté à Paris sur la base d’un mandat d’arrêt international émis par Ouagadougou.

Pendant près de deux ans, ses avocats multiplient les procédures pour contester ce mandat et la demande d’extradition.

Finalement, le 4 juin 2019, la Cour de cassation, la plus haute juridiction judiciaire de France, valide l’extradition. Le feu vert de la justice est donné et l’exécutif français par le biais du Premier ministre Edouard Philippe a signé le décret d’extradition le 21 février 2020. Mais ce n’est que le 5 mars 2020 que le décret a été rendu public.